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Produits de l'artisanat haitien
 
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Préparation de mangues pour l'exportation
 

 

Emergence économique et entreprenariat

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« Haïti sera un pays émergent dans trente ans.»

Cette annonce récente des plus grandes autorités du pays comble le citoyen ordinaire de joie. Mieux encore, elle redouble l’optimisme de ceux qui croient dur comme fer qu’Haïti connaitra dans les prochaines décennies un formidable développement économique.

Haïti, un pays émergent !? E-mer-gent ? Mais sait-on ce que véhicule ce joli mot ?

Depuis que le terme « émergent » a été utilisé pour la première fois, en 1981, par l’économiste néerlandais Antoine Van Agtmael, pour parler des pays à croissance rapide, son usage d’année en année n’a cessé de gagner du terrain. Dirigeants, financiers, bailleurs de fonds, analystes économiques et grand public, l’ont adopté. Ils l’ont, en effet, trouvé plus simple, plus moderne et surtout beaucoup moins long que celui-ci: « pays en développement croissant », ou encore celui-là, bien plus ardu : « pays en développement aux structures économiques convergeant vers celles des pays développés » !!!

Pour qu’Haïti parvienne dans les prochaines décennies à se hisser aux côtés du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine, de l’Afrique du Sud (Groupe de pays formant les BRICS), ou encore, si on est un peu plus réaliste, se mettre dans le sillage du Bangladesh, de l’Egypte, de la Hongrie, de l’Iran, du Nigeria, des Philippines, de la Thaïlande et autres, les efforts à déployer tant par l’Etat que par le secteur privé ne pourront être qu’herculéens. Cette évidence s’impose dès qu’on se remette en mémoire  les critères retenus pour apprécier le ‘’degré d’émergence’’ d’un pays. Il s’agit de ceux-ci: a) un fort taux de croissance du PIB ; b) un niveau relativement élevé d’industrialisation et d’exportation de produits industriels ; c) un marché intérieur en expansion ; d) un fort taux d’ouverture à l’extérieur ; et e) un marché intérieur en expansion. Haïti peut-elle passer à travers ce tamis ? Tout est possible, n’est-ce pas sur cette terre. On peut se dire qu’avec un volume d’investissement soutenu, avec un ratio élevé d’entrepreneurs (environ une vingtaine par millier d’habitants), il est fort possible qu’un jour lointain, Petit Poucet (Haïti) parvienne à égaliser Goliath (l’Afrique du Sud, par exemple).

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En Haïti, si les grands investisseurs sont en nombre réduit, les moyens et micro-entrepreneurs eux, représentent un nombre non négligeable de la population active. Ils sont, malgré les embuches énormes qui s’alignent sur leur chemin, ceux par qui le pays ne croule pas encore sous la montagne de ses millions de chômeurs.

Dans cet esprit, doit être saluée l’initiative de la DIGICEL qui, en partenariat avec le Groupe Jean Vorbe et d’autres grandes entreprises du secteur privé, organise depuis trois ans le concours national : DIGICEL Entrepreneur de l’Année. L’engouement créé par ce concours à travers tout le pays montre qu’il y a dans les dix départements beaucoup d’espace pour les entrepreneurs. Jeunes et moins jeunes, ils sont nombreux à vouloir entreprendre afin de devenir leurs propres employeurs et des créateurs d’emplois pour leur communauté. L’abîme souvent les guette. Et plusieurs y ont laissé leur dernier centime. Cependant, ils n’ont souvent besoin que d’un coup de pouce pour progresser. Et ce concours est une bouffée d’oxygène pour un grand nombre d’entre eux. Il leur fournit un support non négligeable en mettant en valeur leurs talents, leur dynamisme et leur confiance dans l’avenir. Sur le podium de Digicel Entrepreneur de l’Année, leur sourire plein de magnificence dit qu’ils se sentent compris et secondes. Ils sont devenus plus forts, plus déterminés dans leur choix de vie.

Il reste cependant tout un monde d’entrepreneurs à faire naître et des milliers de grands investisseurs à convaincre  pour qu’à Haïti voit un jour son nom figurer sur la liste des pays émergents. Le secteur privé avancé doit, sans nul doute, s’y impliquer encore plus. Toutefois le support et l’encadrement de l’Etat sont les facteurs déterminants d’une telle transformation.

▀ Dans ce numéro, vous découvrirez, dans toute sa splendeur, le tractopelle, un des engins de chantier vendus par SOGED (DANS LES ENTREPRISES).- Les travaux de réhabilitation de la route du Canapé Vert sont maintenant en voie d’achèvement (INFOS CHANTIERS).- Le PDG part pour la Floride afin de participer à la commémoration des cinquante ans de sa promotion (ACTIVITES DU PDG).- Le Groupe Jean Vorbe est, cette année encore, un des principaux partenaires de la Digicel pour son concours Digicel Entrepreneur de l’Année.- Le lancement de ce programme a eu lieu au Karibe, au début de ce mois. Le cacao est fêté dans la Grand’Anse, dans la ville de Dame-Marie, et la Fondation Groupe Jean Vorbe a tenu à manifester son intérêt pour cette initiative (ENGAGEMENT SOCIAL).  

Bonne lecture !