Le mauvais bienfaiteur

Un soir, dans un casino, à Las Vegas, un homme d’une trentaine d’années a dépensé tout son argent. Il n'avait plus la moindre pièce de monnaie dans sa poche pour utiliser les toilettes (les portes utilisent un monnayeur). Il était complètement fauché. Le voilà transformé en quémandeur pour obtenir d’un bon samaritain quatre pièces de 25 cents afin de satisfaire son envie pressante. Un homme lui tend la main au quémandeur qui baisse la tête pour remercier son sauveur.

Par bonheur, lorsqu'il descend aux toilettes il trouve une des portes totalement ouverte. Le joueur fauché en profite pour économiser la monnaie qu’il a maintenant en poche. 

Une fois de retour dans la salle de jeux, il s'empresse d'aller glisser les pièces dans  une machine à sous. Il fonce à la table de Blackjack et mise les quatre pièces de 25 cents.

JACKPOT !!! Le voilà millionnaire! 

Dans les jours qui suivent, l'histoire vient aux oreilles d'un journaliste qui passait par-là. Il décide de faire un reportage sur ce gagnant incroyable, qui raconte bien volontiers comment, grâce au bon cœur d'un autre joueur du casino, il a pu devenir riche à millions... Il va même jusqu'à dire : 

- Si un jour on retrouve mon bienfaiteur, je promets de lui faire don de la moitié de ma fortune ! 

Quelques jours après la parution de l'article, le joueur reçoit la visite du bon samaritain du casino.

Il lui dit : 
- Eh bien voilà, je suis votre bienfaiteur. 
- Et qu’aviez-vous fait qui m’a permis de gagner ?
- C’est moi qui vous ai donné les quatre pièces de 25 cents quand vous vouliez aller aux toilettes du casino... Vous vous souvenez ? 

Et le nouveau millionnaire de lui dire : 

- Oui, je me souviens très bien. Mais ce n’est pas vous qui m’avez permis de gagner. Ecoutez, espèce d’usurpateur, mon bienfaiteur c’est le gars qui n’avait pas fermé une des portes des toilettes !

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Futée !

Une femme téléphone à un hôpital de la ville :
- Bonjour, puis-je parler à la personne qui donne des informations sur les patients ? J’aimerais savoir comment se porte une de vos patientes, si elle prend du mieux ou pas.

La préposée lui demande :
- Quel est le nom de la patiente et son numéro de chambre ?

La femme répond :
- Elle s’appelle Madeleine Dupont et occupe la chambre 302.
- Patientez, s’il-vous-plaît. Le service 3A va vous répondre dans un instant.

-  Service 3 A. Comment puis-je vous aider ?
-  J’aimerais avoir des nouvelles de Madeleine Dupont dans la chambre 302.

- Un moment s’il vous plaît. Laissez-moi regarder son dossier…

Après quelques secondes, le Service 3A précise :
- Madame Dupont se porte très bien. De fait elle a déjà pris deux repas, sa pression sanguine est très bonne, nous allons débrancher son moniteur cardiaque dans quelques heures, et si tout continue aussi bien, son médecin devrait lui donner son congé dans un jour ou deux.

Au bout du fil, la femme s’exclame :
- Quel soulagement ! Oh c’est fantastique ! Quelle bonne nouvelle !
- A voir votre enthousiasme vous devez être de la famille ou une relation très proche !
- Ni l’un ni l’autre ! Je suis Madeleine Dupont dans la 302 ! Personne ne me dit rien ici, alors… Oh c’est fantastique ! Quelle bonne nouvelle !