Développement économique et crédit bancaire

Dans son énoncé de politique générale, le Premier Ministre Laurent Salvador Lamothe a fait part à la nation de sa volonté de faciliter l’accès des entreprises au crédit. Il affirme :

… mon Gouvernement favorisera la réduction des risques associés au marché du crédit par notamment l’utilisation systématique de mécanismes juridiques ou financiers, tels que : le leasing, le gage sans dépossession et la garantie partielle du crédit, visant à réduire les barrières à l’accès au crédit et accordera une attention particulière aux secteurs clefs comme la construction, le tourisme et l’agriculture.  (Voir la section : 2e ‘’E’’, Economie, p. 39)

Il ne saurait, en effet, y avoir de développement économique sans politique de support des entreprises en matière de crédit bancaire. Les banques restent et demeurent, malgré tout, les principales sources de financement des entreprises.

En Haïti, aucune loi n’est encore venue garantir la solvabilité de certaines catégories d'entreprises. Les PME de toutes les régions du pays  doivent être les moteurs de la création d’emploi. Or elles font face à de très sérieux problèmes de financement. Et les banques ne cessent de limiter leur risque de crédit.

Il est grand temps qu’Haïti  se dote d’une loi par laquelle un fonds de garantie des investissements privés soit  enfin créé.  Les banques pourraient ainsi être plus rassurées sur le devenir du prêt et des intérêts puisque le partage des risques liés aux financements serait défini dans un cadre légal. De plus, un tel fonds permettrait à l’Etat de booster sa politique d’emploi et de la croissance économique.

Le Groupe Jean Vorbe, qui depuis plus de quarante ans a su faire ses preuves dans le secteur industriel et commercial, a toujours opté pour une diversification de ses financements. Si certaines fois un projet d’investissement lui commande d’aller vers l’emprunt bancaire, d’autres fois ce sont les retenues de dividendes, les fonds propres ou autres qui sont privilégiés. Quant des atouts tels que la capacité d’endettement et la marge d’autofinancement sont constants, il est dès lors aisé de faire les choix adaptés aux objectifs.

C’est ainsi qu'en cette année 2012, SOGENER, une entreprise du Groupe Jean Vorbe, opte pour le marché de capitaux. Le montant de l’emprunt obligataire est de $ 10.000.000.00 (dix millions de dollars américains).

♦Dans ce numéro, deux rubriques portent sur cette importante opération financière. : DECISIONS DU PDG  et OBLIGATIONS DE LA SOGENER. Dans INFOS CHANTIERS, sont précisées les décisions prises par la V & F, au niveau la Baie de l’Acul, pour faire face aux problèmes des sols marécageux de la zone. La rubrique DANS LES ENTREPRISES développe, quant à elle, la participation de V & F dans la commémoration de la fête du drapeau et de l’université, à l’Arcahaie.

Bonne lecture !

 

POLITIQUE EDITORIALE