LA SOGENER EST SUR LE MARCHE FINANCIER HAITIEN

Les premières obligations de la SOGENER viennent d’être mises sur le marché haïtien de capitaux. C’est la Banque de l’Union Haïtienne S.A. qui les détient alors que la Société Haïtienne de Valeurs Immobilières (SHVI) en est le garant principal.

Avec une offre portant sur US 10 millions de dollars, une souscription à valeur unitaire de $US 1,000.00, un taux d’intérêt servi (coupon) de 6% et une maturité de 10 ans (mars 2012 − mars 2022), il va sans dire que la demande sera à la hauteur et peut-être même plus élevée que l’offre.

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La SOGENER, une compagnie solide

Entreprise engagée dans la production d’électricité, la SOGENER s’est donnée pour mission fondamentale de faciliter la fourniture du courant électrique, par l’EDH, aux populations des multiples régions et communes du pays. Adhérente au principe qui fait de l’accès à l’énergie électrique un droit du citoyen, la SOGENER sait qu’il faut pouvoir mobiliser de grands moyens financiers et entretenir une volonté à toute épreuve,  pour que cette vision devienne réalité. Elle sait aussi que pour y parvenir, il convient que les bonnes stratégies de développement soient identifiées et adoptées, que le pays se stabilise, que les entrepreneurs se consacrent à leur mission première qui est de créer des emplois et que l’Etat reste ouvert au partenariat et se donne les outils nécessaires pour aller le plus loin possible dans le processus de décentralisation.

Tout au long de ses dix années d’existence, la SOGENER a su demontrer sa capacité de servir l’EDH avec toute la rigueur et tout le savoir-faire nécessaires. En effet, forte d’un partenariat scrupuleux, loyal et mutuellement profitable avec cet important organisme public, la SOGENER s’est caractérisée par son dynamisme, son esprit d’innovation et son pilotage participatif axé sur les résultats, la transparence et la modernité. Ainsi orientée et administrée, la compagnie a pu contribuer efficacement, aux côtés de l’Etat haïtien, à l’accès à l’énergie électrique de centaines de milliers de consommateurs de catégories économiques et sociales diverses.

Buts de l’émission

Alors que l’économie haïtienne montre des signes évidents de reprise en cette année 2012, et que l’EDH fait état de la croissance constante de la demande d’énergie électrique, la SOGENER juge pertinent et nécessaire de participer à l’effort gouvernemental de changement des conditions de vie des populations en se dotant d’une capacité installée plus puissante en termes de MW. Ainsi, la compagnie décide de passer de la production de 40 à 75MW, en 2013. C’est là, le premier but de cette émission d’obligations.

Le deuxième but est d’ordre particulièrement social. En effet, pour cette compagnie de production électrique, la création de richesse ne s’obtient pas sans augmentation du rendement de l’épargne. Et cela n’est possible que par l’octroi aux épargnants de taux d’intérêt élevés.

Le taux nominal de 6% de l’obligation SOGENER de mars 2012, confirme cette vision du développement économique que la compagnie met de l’avant.  Ainsi, par l’acquisition d’une obligation SOGENER ou plus, le prêteur, qu’il soit un simple épargnant ou encore une institution comme par exemple un fonds de pension, un fonds commun de placement, d’assurance, d’éducation ou autre, devient un acteur du grand chantier de l’accès des masses urbaines et rurales à l’électricité. Il contribue aussi au fonctionnement à court, moyen et long terme de nombreuses activités économiques, sociales et culturelles du pays, il propulse la création d’emploi et change profondément les conditions de vie.

Pourquoi le recours aux obligations ?

Les obligations sont un instrument de placement qui relève, comme chacun le sait, du marché de capitaux dont la vocation première est le transfert des fonds d’épargnants aux emprunteurs. Voilà environ une centaine d’années que le lien étroit entre le développement économique et le développement financier (marchés de capitaux et système financier) est établi par les économistes. Ils avaient dès ce moment estimé que le premier terme de ce binôme était le développement financier et non l’inverse.

En Haïti, la libéralisation du marché de capitaux s’est réellement effectuée dans les années 1990. Elle a permis à un certain nombre d’entreprises de recourir à l’emprunt public en émettant des titres de créance nominatifs. Toutefois, le pays reste encore à l’écart de cette formule de mobilisation de l’épargne. Le développement du marché de capitaux y est encore à l’état embryonnaire alors que les épargnants ont soif de faire fructifier leur épargne.

La confiance des épargnants et la compétence des  opérateurs

L’haïtien fait confiance au système financier de son pays. L’expansion des banques commerciales dans tous les départements en est la preuve évidente. Ce n’est donc pas par peur si au cours de ces deux décennies le marché de capitaux ne s’est pas développé. L’explication est ailleurs. Tout porte à croire que le manque d’informations des épargnants sur les avantages de ce type de placements serait la cause profonde de ce timide développement du marché des capitaux dans notre pays.

Aussi, la SOGENER communique à la fois directement et indirectement toutes informations sur cette importante décision au plus grand nombre possible d’épargnants. Elle invite tous ceux qui lisent ce texte à le faire ciruler dans son réseau d’amis, de collaborateurs ou de partenaires.

En retenant la Société Haïtienne des Valeurs Immobilières S.A (SHVI) comme garant et la BUH comme dépositaire, la SOGENER  mise à la fois sur la compétence et l’expérience de deux institutions financières du pays dont les dirigeants ont déjà fait leur preuve dans l’administration de fonds collectés, les appels publics à l’épargne pour le compte d’émetteurs, de preneurs fermes ou d’acheteurs et cela tant aux Etats-Unis qu’en Haïti.