Richesse et bonheur : deux mondes distincts!

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Depuis l’avènement de la révolution industrielle, les sociétés occidentales, et toutes celles qui par la suite ont pris le chemin du développement économique, misent sur la croissance pour garantir le bonheur de leurs populations. Nul ne peut, de prime abord, s’opposer à cette vision des choses. Les dirigeants conscients ont pour devoir, en effet,  de sortir leurs concitoyens de la misère. C’est ce que l’Angleterre avait pu réaliser au 18e siècle en faisant évoluer le monde du travail vers la création de nouvelles classes sociales, en mettant en place des infrastructures majeures, en développant les activités de production, de capitalisation et de distribution. Plusieurs décennies plus tard, de nombreux pays d’Europe et d’Amérique l’ont suivi. C’est ainsi que les conditions de vie des peuples en question ont pu être changées.

Depuis, la formule de la richesse n’a jamais été aussi simple. Le travail et le capital seraient, semble-t-il, le couple magique qui seul peut amener au bien-être. Il y a tant de riches dans ces pays riches,  tant de gens qui semblent afficher sur leurs visages un si grand bonheur !. Un bonheur que le thermomètre PIB, à en croire les économistes, se fait le plaisir d’afficher. Conséquence : les pays moins riches, eux aussi, veulent connaître cet eldorado que crée la richesse.  Et les voilà embarqués dans l’aventure ! Des anciens pays communistes (Russie et Chine) et d’autres (Brésil, Inde, Afrique du Sud etc.) sont bien dans la course. Chaque jour, ils font la même prière :  « PIB,  nous t’en supplions, grimpe vers les sommets, notre bonheur en dépend! ».   Ainsi, par cette approche toute ‘’péibéenne’’ du bonheur, les non-riches (pays ou individus) seraient des exclus du bonheur.

http://www.canalplushaiti.net/wp-content/uploads/2012/03/plage-dhaiti.jpgHaïti : Une mer toute turquoise chante une berceuse que les cocotiers écoutent religieusement

Fort heureusement, il n’en est rien. Cette conception d’une relation inaliénable entre bonheur et  pouvoir d’achat a été mise à mal par les recherches effectuées ces dernières années, sur le sujet. Un nouveau concept a même été avancé : le bonheur national brut (BNB).  Il est maintenant admis qu’après un certain seuil de richesse, le bien-être décroît. Et cela, même quand la richesse continue d’augmenter.

Un certain niveau de bien-être objectif est nécessaire à tous les humains. Mais il ne faut surtout pas commettre l’erreur de le confondre avec le bonheur qui, lui, est d’ordre totalement subjectif. S’il en était autrement, les habitants des zones rurales en seraient totalement exclus, n’est-ce pas ?

Quiconque fait du tourisme local, en Haïti, ne peut se priver du plaisir de découvrir à travers champs, sentiers ou routes défoncées, ces visages illuminés d’hommes ou de femmes, dégustant dans la fraîcheur d’un délicieux matin caribéen, une tasse de café de laquelle monte, somptueusement, un arôme divin. Le visiteur ne peut non plus s’interdire de prêter attention aux échanges des marchandes ou hommes de peine, agriculteurs ou pêcheurs, tous parlant avec intensité de leurs activités quotidiennes, de leurs luttes et de leurs espoirs. Le visiteur se laissera succomber aux charmes des enfants jouant à la marelle ou encore au foot. Il ne pourra non plus s’empêcher de se délecter, à l’écoute des histoires pleines de malice ou de sagesse des vieux du village, après un repas du soir pris à la bougie ou à la lampe à pétrole… Oui, dans ces moments-là, le bonheur est extraordinairement palpable!  

http://www.courantpositif.fr/wp-content/uploads/2013/04/Fore%CC%82t-Hai%CC%88ti-%C2%A9-Cle%CC%81ment-Lachenal-Chevallet.jpgDans les montagnes d’Haïti,  tôt le matin, le soleil joue à cache avec le brouillard

Le pauvre comme le riche ne fait pas dépendre son bonheur de la valeur du PIB. A l’un comme à l’autre, il suffit de savourer la victoire remportée sur les obstacles du quotidien, de rejeter illusions et dissonances, de réaliser, chaque minute, avec son cœur, son esprit ou son corps, le plus beau tableau qu’aucun peintre génial ne pourra jamais égaler…

▀ Dans ce numéro, nous vous invitons à partager la joie du PDG qui a apprécié sa rencontre avec ses anciens camarades du secondaire (ACTIVITES DU PDG). Vous serez émerveillé en découvrant les photos de la route des Nippes dont le premier tronçon est totalement terminé (INFOS CHANTIERS).- A un niveau plus technique, vous lirez avec satisfaction un article de l’ingénieur Willy Fravien de VFM sur la méthode d’exploitation des granulats provenant de la rivière Grise (DANS LES ENTREPRISES).- Une des cadres du Groupe Jean Vorbe, Mme Chantal Carrié, vous est présenté dans FOCUS.-  La  Fondation Groupe Jean Vorbe a apporté un grand support à la réalisation du premier forum international sur le patrimoine amérindien d’Haïti. Nous vous en parlons dans la rubrique ENGAGEMENT SOCIAL.

Bonne lecture!