Une nature à protéger

En cet été 2012 marqué par un ensoleillement extrême et des températures de l’air supérieures aux moyennes enregistrées au cours des dernières années, les Haïtiens et Haïtiennes se sont beaucoup plaints de la sécheresse, de l’érosion, de la rareté de l’eau dans les canaux d’irrigation, les rivières, les sources et par voie de conséquence, de la perte de leurs récoltes. Et c’est dans une telle ambiance d’impuissance face à une nature devenue inclémente, qu’un arrêté du gouvernement est venu rappeler à tous, que le réchauffement climatique n’est pas le seul fléau environnemental qui nous menace : les matières plastiques aussi nous font la guerre.

En effet, le 10 août dernier, par arrêté gouvernemental, la Primature fait savoir à la population que la  fabrication, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sachets en polyéthylène sont interdites en Haïti. Pour le gouvernement, le pays ne peut plus se mettre un bandeau sur les yeux et ne pas tenter de finir avec les sérieux dégâts que causent, à l’environnement les matières plastiques, si omniprésentes dans les activités quotidiennes.

La mesure est toutefois tombée comme un coup d’éclair dans un ciel sans nuage. Et certains, par la voie des ondes, y ont réagi négativement, avec force même.  On ne peut ne pas les comprendre, surtout quand de ce commerce dans lequel ils y ont placé tous leurs avoirs dépend leur vie et celle de leurs proches.  Toutefois, quand l’intérêt collectif est menacé, le citoyen n’a d’autre choix que de s’accommoder à la nouvelle donne. Les autorités ont le devoir d'agir. Le bien-être collectif en dépend.

Cependant, la lutte contre les matières plastiques n’est qu’un aspect de la catastrophe environnementale qui s’annonce sur Haïti. L’érosion continue imperturbablement ses ravages en continuant de réduire à une peau de chagrin la couverture végétale du pays. Il est donc fondamental de prendre des mesures pour le reboisement de nos mornes car il y va du progrès  économique et de l’apaisement social ! Car ce n’est que lorsqu’il sera à nouveau orne de boises et de forets que le pays parviendra à conserver sa biodiversité, à développer son agriculture, à limiter les effets néfastes du changement climatique et à ouvrir la route qui mène à la réduction de l’insécurité alimentaire. Et pour gagner cette bataille, chacun devra s’y impliquer.

Dans ce numéro, nous vous présentons un reportage sur la fête d’anniversaire du PDG célébré doublement cette année : au siège social du Groupe et à Espoir ANAISE  (ANNIVERSAIRE DU PDG et ENGAGEMENT SOCIAL).  Des informations sur la route du Canapé-Vert en cours de réhabilitation vous sont données (INFOS CHANTIERS) avant la présentation dans la section IN MEMORIAM, de nos sympathies à Martine Dominique, Directrice administrative de V &F, qui vient de perdre son père. Et pour finir, par reflet en miroir structurant de notre éditorial, la transformation des matières plastiques en pétrole est abordé dans la rubrique BON A SAVOIR.
Bonne lecture !

 

 

 

Le Ruban de Möbius utilisé comme logo universel depuis 1970 pour le recyclage.